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Alice Lhabouz, 76/100 : de crédible à mémorable en interview

Alice Lhabouz : score 76/100

Quand une oratrice expérimentée obtient 76/100, ce ne sont plus les compétences qui limitent. Ce sont des détails. Voici les 2 micro-décalages relevés par l'analyse GoodSpeakVR d'une prise de parole en interview, et ce qu'ils disent de l'art de l'interview.

Que donne l'analyse de la prise de parole d'Alice Lhabouz ?

Alice Lhabouz. Score : 76/100.

Alice Lhabouz est entrepreneure, investisseuse, jurée dans « Qui veut être mon associé ? ». Sa voix porte sur des sujets complexes comme la finance ou l'investissement.

76/100. C'est la note d'une entrepreneure expérimentée, exposée médiatiquement, capable de parler d'investissement, d'IA ou de finance avec clarté.

J'ai analysé sa prise de parole avec GoodSpeakVR. Premiers constats : une présence forte, une expressivité naturelle.

Ces constats décrivent une prise de parole en interview, à un moment donné. Ils ne disent rien d'autre de la personne.

Quels sont les micro-décalages qui séparent le crédible du mémorable ?

Mais le vrai sujet est ailleurs. À ce niveau, ce ne sont plus les compétences qui limitent. Ce sont les micro-décalages.

Premier décalage. En interview, l'oratrice s'adresse parfois directement à la caméra… alors qu'elle est invitée. Détail en apparence. Effet réel : on brouille les rôles. On n'est plus tout à fait invité. Pas encore journaliste. Entre les deux.

Dans un entretien, chacun a son rôle. Le journaliste pose les questions et s'adresse au public. L'invité répond au journaliste. Quand l'invité regarde la caméra, le spectateur ne sait plus très bien à qui il parle. Rien de grave, mais cela se remarque. Le réflexe simple : regardez la personne qui vous interroge, et laissez la caméra au journaliste.

Pourquoi l'aisance crée-t-elle des tunnels ?

Second décalage. L'aisance crée des tunnels. Débit plus rapide, phrases plus longues, moins de ruptures.

Or à l'oral, quand le débit grimpe et que les phrases s'enchaînent sans pause, l'auditeur décroche. Pas par manque d'intérêt. Par saturation. Pour repère, l'outil Speaker Coach de Microsoft situe la plage de confort entre 100 et 165 mots par minute.

Plus on est à l'aise, plus on accélère. Vous l'avez peut-être déjà vécu en racontant une histoire que vous connaissez par cœur. C'est naturel : le sujet est connu, les mots viennent. Sauf que l'auditeur, lui, découvre. Il lui faut des respirations pour ranger ce qu'il vient d'entendre. Un tunnel de mots, même brillants, finit par se traverser sans rien retenir. Un point final après chaque idée, un souffle avant la suivante : voilà de quoi installer des sorties de tunnel.

Comment passer de crédible à mémorable ?

Et c'est là que tout se joue. Une structure plus nette. Une voix plus modulée. Des silences mieux placés. Et on bascule. De crédible… à mémorable.

Ces 3 leviers se travaillent à l'oral, et se contrôlent par la mesure : GoodSpeakVR analyse la voix, les mots et la posture à travers 60 à 70 critères d'évaluation, ce qui permet de repérer un débit trop rapide ou un regard qui s'adresse au mauvais endroit. Chaque résultat sert de repère pour progresser.

Qui, dans vos équipes, maîtrise l'art de l'interview ?

Dans vos équipes, vous avez des profils solides. La vraie question : qui maîtrise vraiment l'art de l'interview… et qui laisse encore filer ces détails qui changent tout ?

Un score de 76/100 décrit une prise de parole déjà très solide. La suite se joue sur des détails, et les détails se corrigent mieux quand on les voit. À ce stade, on ne cherche plus à apprendre à parler. On cherche à gagner en précision.

Porte-parole, dirigeant, expert invité à une conférence ou à un podcast : la scène de l'interview concerne bien plus de monde que les personnalités. Et les détails qui comptent s'y entraînent comme n'importe quelle autre compétence.

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