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Mesurer et entraîner la prise de parole en entreprise

Aucun sportif de haut niveau ne s'entraîne 2 jours par an

Aucun sportif de haut niveau ne s'entraîne 2 jours par an

Pourtant, c'est encore souvent comme ça que les entreprises abordent la prise de parole. Cette page suit un fil : ce que fait le cerveau d'un apprentissage qu'on ne réactive pas, ce qui se passe sous pression, ce que montrent les recherches sur la répétition, puis ce qu'un entraînement continu change à l'oral.

Que se passe-t-il après une formation à la prise de parole ?

Le vrai problème des formations en prise de parole… c'est ce qu'il se passe vraiment après ?

On crée des déclics. On transmet des techniques. On sensibilise.

Puis chacun retourne à son quotidien.

  • Sans véritable entraînement.
  • Sans répétition.
  • Sans mesure.
  • Sans possibilité de corriger durablement ses automatismes.

Et pourtant, ces dispositifs représentent souvent un coût humain, organisationnel et financier important.

Avec très peu de moyens ensuite pour prolonger réellement l'entraînement dans le quotidien des collaborateurs.

  1. La formation ouvre l'esprit.
  2. L'entraînement crée des automatismes.

Et sous pression, ce sont justement ces automatismes qui prennent le relais.

Et c'est précisément là que se situe l'un des grands enjeux de la prise de parole en entreprise. Parce que le cerveau humain ne transforme pas durablement un comportement complexe simplement parce qu'il l'a compris.

Que fait le cerveau d'un apprentissage qu'on ne réactive pas ?

Les neurosciences nous montrent d'ailleurs quelque chose de fondamental :

  • lorsqu'un apprentissage n'est pas réactivé rapidement
  • le cerveau considère progressivement qu'il n'est plus prioritaire
  • puis les anciens réflexes reprennent naturellement le dessus.

Autrement dit : ce que nous ne pratiquons pas… le cerveau commence progressivement à l'effacer.

Pourquoi ?

Parce que le cerveau fonctionne selon un principe d'économie d'énergie.

Maintenir une compétence active demande :

  • de la répétition
  • des réactivations régulières
  • et du feedback.

Sans cela, ce que l'on n'utilise pas perd peu à peu sa priorité.

Pensez à un chemin de randonnée que plus personne n'emprunte : l'herbe repousse. Le cerveau applique le même principe d'économie. Ce qui sert peu perd sa priorité, et l'ancien passage reprend sa place.

Que devient une compétence sous pression ?

Et la prise de parole possède une difficulté supplémentaire : sous pression, le cerveau retourne majoritairement vers ses automatismes dominants.

Pourquoi ?

Parce qu'en situation de stress, le cerveau cherche avant tout la rapidité, la sécurité et l'économie cognitive.

Les comportements déjà profondément automatisés reprennent alors naturellement le contrôle.

C'est exactement ce que vivent énormément de professionnels.

Ils savent :

  • qu'il faudrait ralentir
  • mieux respirer
  • structurer leur message
  • gérer leur regard
  • poser leur voix.

Mais face :

  • à un COMEX
  • à une négociation sensible
  • à des journalistes
  • à une prise de parole stratégique
  • ou simplement à la peur du jugement…

les anciens automatismes reprennent souvent le dessus.

Un manager sait qu'il devrait ralentir. Il le sait depuis la formation. Devant son COMEX, il accélère quand même. L'ancien réflexe a pris le volant, sans demander l'avis de personne.

Comment forme-t-on à la prise de parole depuis plus de 20 ans ?

Pendant longtemps, les entreprises ont pensé la prise de parole comme un savoir.

Et honnêtement, cela se comprend.

Depuis plus de 20 ans, une grande partie des dispositifs de formation reposent principalement sur :

  • la transmission de connaissances
  • des conseils
  • des exercices ponctuels
  • et des temps de sensibilisation.

Ces formations sont souvent utiles. Parfois même excellentes.

Mais comprendre ne garantit pas de savoir performer sous pression.

Que montrent les recherches sur la répétition ?

Une méta-analyse de Nicholas Cepeda et de ses collègues (2006), portant sur 317 expériences, a montré qu'on retient mieux lorsqu'un apprentissage est repris à intervalles espacés, plutôt que concentré sur une courte période.

Autrement dit : une formation classique peut créer une prise de conscience forte… sans forcément transformer durablement les automatismes.

Faut-il vraiment 10 000 heures pour devenir expert ?

Pendant longtemps, on a entendu cette phrase : “Il faut 10 000 heures pour devenir expert.”

Ce chiffre vient des travaux du psychologue Anders Ericsson sur des violonistes, devenus un slogan. Ericsson parlait en réalité de pratique délibérée : des répétitions ciblées, avec un retour précis. Les chercheurs débattent encore du poids exact de la pratique dans la performance, mais une idée fait consensus : la qualité de la pratique compte autant que le volume.

Aucun sportif de haut niveau ne devient performant uniquement en comprenant son sport. Teddy Riner, champion olympique de judo, doit ses titres à des années de répétitions : des gestes complexes devenus des réflexes stables sous pression.

La prise de parole fonctionne exactement de la même manière.

Retenez la formule : des répétitions ciblées et corrigées. Le sportif connaît cette règle par cœur. En entreprise, elle reste souvent à découvrir.

Que mobilise une prise de parole à fort enjeu ?

Quand il faut :

  • convaincre
  • défendre une idée sensible
  • répondre à des journalistes
  • gérer un COMEX
  • embarquer une équipe
  • pitcher
  • ou réussir à garder son effet malgré le stress, la peur du jugement ou le syndrome de l'expert.

Parce qu'une prise de parole à fort enjeu mobilise bien plus que des compétences techniques. Elle mobilise :

  • le mental
  • les émotions
  • la posture
  • la capacité à gérer la pression
  • la clarté du message
  • et la capacité à produire de l'effet en temps réel.

Parce qu'au fond, parler ne consiste pas uniquement à transmettre des informations.

Une prise de parole peut :

  • convaincre
  • rassurer
  • fédérer
  • défendre une vision
  • marquer durablement les esprits
  • ou parfois changer complètement la perception que les autres ont de nous.

Comment GoodSpeakVR applique-t-il cette logique ?

C'est précisément pour cette raison que j'ai créé GoodSpeakVR.

Une plateforme d'entraînement qui permet de pratiquer ses prises de parole réelles avec :

  • des analyses précises
  • des feedbacks personnalisés
  • des mises en situation interactives
  • des entraînements contextualisés
  • et un travail continu pensé pour les entreprises comme pour les particuliers.

Concrètement, la formation en présentiel avec un expert peut se prolonger par un abonnement : les collaborateurs s'entraînent ensuite en autonomie, à tout moment, sur ordinateur, tablette ou téléphone, le casque VR restant une option. Ils peuvent déposer leur propre support en PDF pour travailler sur leur situation réelle, et obtenir une analyse et un scoring détaillés. Le coach IA les accompagne avant, pendant et après l'entraînement.

Comment s'entraîner comme un sportif quand on parle en entreprise ?

Un sportif planifie. Il ne laisse pas l'entraînement à l'inspiration du moment. Pour la prise de parole, quelques réflexes inspirés de cette logique :

  • Choisir 1 situation précise à travailler : une annonce, une objection de client, un passage en COMEX.
  • La rejouer plusieurs fois, plutôt qu'une seule fois très longtemps.
  • Recueillir un retour après chaque tentative, avant de recommencer.
  • Laisser passer le temps, puis réactiver : un apprentissage non revu perd sa priorité.

Ces 4 gestes tiennent sur une page. Ils demandent surtout du rythme, et un partenaire qui ne se fatigue pas.

À quoi ressemble un cycle d'entraînement à l'oral ?

Un sportif prépare, joue, analyse, puis recommence. À l'oral, le cycle a la même forme : préparer son message, s'entraîner face à un interlocuteur, interagir avec ses réactions, mesurer ce qui a progressé. Puis on repart pour un tour. Chez GoodSpeakVR, le coach IA accompagne ce cycle en 4 temps : préparer, s'entraîner, interagir, mesurer, en mode hybride comme en mode autonome.

Pourquoi une journée de formation ne crée-t-elle pas de réflexe ?

Une journée apporte une prise de conscience, et c'est précieux. Un réflexe se fabrique autrement : par des passages répétés, espacés, avec un retour à chaque fois. Imaginez quelqu'un qui assiste à un cours de piano passionnant, puis ne touche plus un clavier pendant des mois. Il se souviendra d'avoir compris, rarement de savoir jouer. La prise de parole suit la même logique, avec un public en plus.

Qui a besoin d'un entraînement continu dans l'entreprise ?

Toute personne qui doit convaincre, défendre une idée sensible, répondre à des journalistes, gérer un COMEX, embarquer une équipe ou pitcher. Cela fait du monde : dirigeants, managers, commerciaux, experts, collaborateurs. Leur point commun tient en une phrase : le jour où la situation compte, personne ne leur demande s'ils ont suivi un stage. On attend qu'ils parlent.

Comment s'entraîner sans alourdir des agendas déjà saturés ?

L'entraînement continu ne demande pas de dégager des journées. Il demande des occasions courtes, régulières, disponibles au moment où l'on en a besoin : la veille d'une réunion, avant un rendez-vous client, après une présentation qui a laissé un doute. Une plateforme accessible à toute heure, sur ordinateur, tablette ou téléphone, répond à cette contrainte. Fixez-vous 1 rendez-vous par semaine, et traitez-le comme un entraînement sportif : on ne l'annule pas parce qu'un sujet urgent est arrivé.

Un dernier détail. Avant un grand match, le sportif s'échauffe. Avant un comité de direction, beaucoup d'entre nous relisent leurs slides dans l'ascenseur. L'échauffement oral existe aussi : dire son message à voix haute, répondre à voix haute à l'objection redoutée, entendre sa propre voix une fois avant de la faire entendre aux autres.

Le sportif ne découvre pas son geste le jour de la finale. L'orateur n'a aucune raison de découvrir le sien devant son COMEX.

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