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Pitch, négociation, comité de direction

Présenter devant un comité de direction : 10 interventions, 2 qui marquent

Comité élargi : ça parle bien mais ça ne marque pas

Slides claires, discours structuré, voix posée. Rien à redire. Et pourtant, à la pause café, personne n'en parle. Voici pourquoi une présentation maîtrisée peut s'oublier, ce que les dirigeants attendent vraiment, et comment une dirigeante a convaincu son comité à l'unanimité après 1 mois d'entraînement.

Pourquoi une présentation parfaite devant un comité s'oublie-t-elle ?

Il y a quelques semaines, j'interviens dans un comité élargi d'une grande enseigne de distribution. Une quarantaine de personnes. On me fait venir pour observer les prises de parole et construire un plan d'accompagnement. Le constat est simple : ça parle bien… mais ça ne marque pas.

10 interventions. J'en retiens 2.

Le 1er monte sur scène. « Je vais vous présenter les grands axes de notre projet… » et c'est parti pour 30 minutes.

Slides claires, discours structuré, voix posée. Rien à redire.

Mais au bout de quelques minutes, la salle décroche : discussions au fond, téléphones qui sortent, regards qui glissent. Lui continue, sérieux, appliqué. À la fin, quelques applaudissements. Il s'assoit.

Arrive la pause café. Je circule. J'écoute.

Personne ne parle de son intervention.

25 minutes plus tard : reprise.

2e intervenante. Moins lisse.

« Je vais être directe. Si on rate ce projet, on va tous perdre du temps. Et certains beaucoup plus que ça. »

Silence. Les regards se lèvent. Les corps se redressent.

Elle cherche parfois ses mots, mais elle est là, présente. Je regarde à nouveau la salle, ça écoute religieusement.

Puis déjeuner. Entre deux petits fours, j'écoute.

Tout le monde parle de son sujet.

Même salle. Même public. Même niveau. 2 effets opposés. Et pourtant, le 1er n'a fait aucune erreur.

Faut-il viser une présentation sans faute ?

C'est là que beaucoup se trompent. Le 1er était bon. Il était aussi trop propre, trop attendu. Trop bon élève.

Le cerveau cherche un signal, bien plus qu'un discours parfait. Sans signal, il décroche. Poliment.

On forme encore beaucoup (et c'est bien)… sans jamais mesurer ce qui reste vraiment (et c'est moins bien).

Résultat : des prises de parole maîtrisées (et c'est bien)… mais oubliées (et c'est moins bien).

Une prise de parole efficace se mesure à ce qui reste.

Et tant que ce n'est pas objectivé, ça reste une illusion.

C'est pour cette raison, et j'en suis fier, que j'ai créé GoodSpeakVR. J'y ai ajouté la neuroscience et la mesure.

Avec une conviction simple : rendre les interventions mémorables, plus que parfaites.

Qu'attend vraiment un comité de direction ?

Il y a quelques années, lorsque j'entendais le mot COMEX, je pensais surtout aux dirigeants.

Aujourd'hui, je pense davantage aux managers.

Parce que derrière de nombreuses prises de parole devant un comité de direction, il y a souvent la même réalité :

  • Un manager compétent.
  • Un projet important.
  • Une forte pression.

Et parfois cette petite voix qui murmure : « J'espère que je vais être à la hauteur. »

Le plus surprenant ? La plupart des difficultés ne sont pas liées au manque d'expertise.

Elles sont liées :

  • au stress ;
  • à la peur d'être jugé ;
  • à la difficulté de répondre sous pression ;
  • à la tentation de vouloir tout expliquer plutôt que d'aider les dirigeants à décider.

Parce qu'au fond, les dirigeants n'attendent pas la perfection.

Ils attendent surtout :

  • de la clarté ;
  • du discernement ;
  • une recommandation solide.

Et souvent, cela fait toute la différence.

J'ai regroupé dans un visuel les 12 réflexes de survie des managers devant un COMEX : des réflexes que je retrouve régulièrement chez les managers les plus crédibles lorsqu'ils présentent un projet à fort enjeu. Des réflexes simples, concrets et immédiatement applicables.

COMEX : surtout pour les managers

Une règle simple en attendant : avant d'entrer dans la salle, écrivez en 1 phrase la décision que vous voulez obtenir. Si elle ne tient pas en 1 phrase, vous n'êtes pas encore prêt. Un comité de direction écoute souvent avec une question en tête : que décide-t-on ?

Que se passe-t-il côté orateur, et côté public ?

Vous l'avez déjà vécu.

En COMEX, en CODIR, en réunion d'équipe.

Tout est prêt. Le sujet est clair. Vous connaissez votre dossier.

Et pourtant, au moment de parler…

Côté orateur, ça se bouscule très vite.

« Parler moins vite. Est-ce que je suis clair ? Pourquoi cette phrase est sortie comme ça ? Ils me jugent ? »

Vous sentez que ça vous échappe… mais que faire ?

Côté public, les non-dits sont là aussi.

« Où est-ce qu'il va ? Oui mais concrètement, tu veux en venir à quoi ? Je vais regarder mes mails 2 secondes. »

En fait, personne n'est vraiment hostile.

Et pourtant, vous étiez préparé. Formé (3 mois plus tôt).

Franchement, ce n'est pas toujours une histoire de compétence.

Parce qu'à l'oral, sous pression, on revient à ce qu'on a déjà vécu plusieurs fois.

Répéter ces situations. Recevoir du feedback. Se tromper sans conséquence. Rejouer jusqu'à ce que ça devienne normal.

C'est exactement ce point-là que j'explore avec la neuro-oralité : l'instant où l'on passe de « j'espère que ça va tenir » à « je suis à ma place ».

J'en ai fait un guide, pour celles et ceux qui prennent la parole et pour ceux qui les accompagnent, quand ça compte… sans en faire un drame non plus.

Le guide « Neuro-oralité » est à télécharger gratuitement sur goodspeakvr.fr, page Guide.

Peut-on s'entraîner avant de passer devant le comité ?

La dirigeante devant le comité de direction : 1 mois d'entraînement

Une dirigeante s'apprête à présenter son plan de transformation devant le comité de direction.

2 mois de travail. 20 minutes pour convaincre.

Ce jour-là, elle est totalement déstabilisée. Elle passe à côté de sa présentation.

Elle s'en veut. Beaucoup. Vous vous en doutez !

1 mois et plusieurs entraînements plus tard, même salle, même enjeu. Le comité valide son plan, à l'unanimité.

Entre les 2 moments : de l'entraînement. De la répétition. Et le coach IA, qui lui a renvoyé, séance après séance, ce qu'elle ne voyait pas elle-même.

C'est ce que fait GoodSpeakVR depuis sa création. Nous sommes un organisme de formation : nous entraînons à la prise de parole en public, et transformons les prises de parole à fort enjeu.

Formation présentielle, plateforme digitale d'entraînement continu : dispositif complet pour progresser sur ses propres sujets, dans son propre contexte.

Pour transformer, il faut mesurer juste : des dizaines de critères (débit, regard, structure, posture, diction, message) analysés en quelques secondes par nos 3 IA propriétaires : verbale, vocale, visuelle.

Même salle. Même enjeu. 1 mois d'entraînement entre les 2.

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